Je ne suis pas née
commerciale.
Un bac pro logistique, une licence d’arts plastiques, de l’animation. Rien qui me prédestinait à vendre quoi que ce soit. J’aidais des gens à trouver leur formation et à la financer, et un jour, le métier a pris une vraie dimension commerciale. Du jour au lendemain, je devais vendre. Sauf que vendre, ça ne s’improvise pas, et moi je partais de zéro.

Alors je m’y suis collée toute seule. Des bouquins, des podcasts, de la psycho pour comprendre ce qui se joue dans la tête des gens. Et j’ai testé, sur de vrais prospects. Je me suis ramassée, j’ai recommencé. Je me suis même surprise à pousser des leads déjà perdus, juste pour m’entraîner sur eux.
J’ai cramé des leads.
Un jour je me suis dit :
C’est absurde.
On apprend à vendre sur de vrais clients, et chaque erreur coûte quelqu’un. Je m’y suis quand même mise à fond. Tellement que je suis passée responsable du pôle. J’ai armé mon équipe, scripts, objections, process, j’ai même bricolé un coach IA. Mais la théorie ne suffit jamais. Vendre, ça se répète, comme un musicien répète avant de monter sur scène. Sauf qu’un commercial n’a pas de salle de répétition. Il improvise en live, sur ton chiffre.
Moi, j’ai fini par y arriver, à la dure. Je me souviens d’un team building. Dans le métro, le directeur financier me regarde, il rigole, et il me lâche :
« À ton entretien, je ne voulais pas te recruter. Une animatrice, commerciale, sérieux ? »
« Mais j’ai senti un truc. Je t’ai laissé ta chance. Et je ne regrette pas. »
Le directeur financier, un jour, dans le métro.
Ce jour-là, j’ai mesuré le chemin. Et j’ai compris l’essentiel : si une animatrice peut devenir une bonne commerciale, c’est que
ça s’apprend.
À condition de pouvoir s’entraîner pour de vrai. Alors j’ai construit cette salle de répétition. Pour qu’on puisse se planter cent fois sans cramer un seul vrai prospect.
C’est ça,
MAESTRO.
Et j’ai envie que tu cartonnes, en solo ou avec ton équipe, sans cramer un seul vrai prospect pour y arriver.